Mise à jour de la méthode pour le dosage du dioxyde de carbone

Status: In force

Mise à jour de la méthode pour le dosage du dioxyde de carbone

RÉSOLUTION AG 5/83-OEN

MISE À JOUR DE LA MÉTHODE POUR LE DOSAGE DU DIOXYDE DE CARBONE

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

VU l’article 5 alinéa 4 de la «Convention internationale d’unification des méthodes d’analyse et d’appréciation des vins » du 13 octobre 1954,

SUR LA PROPOSITION de la «Sous-Commission conventionnelle d’Unification des méthodes d’analyse et d’appréciation des vins »,

DÉCIDE : de remplacer les méthodes internationales décrites à l’Annexe A du « Recueil des méthodes d’analyse des vins et des moûts » pour le dosage du dioxyde de carbone par les méthodes suivantes :

1.      Méthode titrimétrique

1.1.      Cas des vins tranquilles (surpression < 0,5 bar)

Principe

Le volume de vin prélevé sur l’échantillon amené au voisinage de 0 °C est additionné d’un excès suffisant de soude pour avoir un pH de 10-11. On titre avec une solution acide en présence d’anhydrase carbonique. La teneur en est déduite du volume versé pour passer de pH 8,6 à 4,0. Un titrage témoin effectué dans les mêmes conditions sur le vin décarboniqué permet de tenir compte de la quantité de soude consommée par les acides du vin.

1.2.      Cas des vins pétillants et des vins mousseux

Principe

L’échantillon de vin à analyser est amené au voisinage de son point de congé­ lation. Après soutirage d’un certain volume destiné à servir de témoin après décarboni- cation, on alcalinise pour fixer tout le sous forme de 0 3. On titre avec une solution acide en présence d’anhydrase carbonique. La teneur en C02est déduite du volume de solution acide versée pour passer de pH 8,6 (forme bicarbonate) à pH 4,0 (acide carbonique). Un titrage témoin effectué dans les mêmes conditions sur le vin décarboniqué permet de corriger le volume de soude consommé par les acides du vin.

2.      Méthode manométrique

Cas des vins pétillants et des vins mousseux

La mesure de la surpression d’anhydride carbonique s’effectue au moyen d’un aphromètre, appareil en acier inoxydable constitué de deux parties :

  • Un système d’assemblage permettant de fixer l’appareil sur la bouteille et d’assurer l’étanchéité,
  • Un manomètre auquel est fixée une aiguille munie d’un pas de vis servant à perforer la capsule ou le bouchon. Cette aiguille présente un orifice latéral mettant en communication le contenu de la bouteille et le manomètre.

Ces appareils sont gradués de 0 à 10 bars. Ils appartiennent à la classe 1 : leur précision est au moins de 1 p. 100 sur l’étendue de l’échelle à 20 °C. Des appareils de classe 0,5 et 0,1 peuvent être employés pour des mesures plus précises.

L’étalonnage des manomètres doit être contrôlé périodiquement par rapport à un manomètre de précision.

Pour exprimer la quantité d’anhydride carbonique contenue dans le vin en grammes de C02par litre ou en litres de par litre, on utilisera les relations déjà inscrites au « Recueil » (A 39, p. 321-322).