Cette rencontre se situait dans le prolongement du déplacement effectué au Japon par Jean-Marie Aurand en septembre dernier.
Au cours de cette entrevue le directeur général de l’OIV a présenté à l’ambassadeur l’Organisation et ses missions. Il a exprimé le souhait d’un rapprochement entre l’OIV et le Japon sur le plan institutionnel.
L’OIV a accueilli en 2012 une première dégustation de vins japonais organisée par le «Koshu of Japan».Le Japon a une longue tradition viticole. La production se développe à partir notamment de variétés telles que le Koshu ou le Muscat Bailey (produisant des vins qui expriment avec élégance et raffinement les caractéristiques des terroirs) et la mise en place d’indications géographiques.
La consommation de vins connait par ailleurs une croissance régulière et soutenue au Japon. Elle a atteint près de 3,5 Mio hl en 2014.

Monika Christmann élue Présidente
Impliquée dans les activités de l’OIV depuis une vingtaine d’année le Pr. Dr. Christmann a été élue à l’unanimité des Etats présents. Enseignant chercheur en œnologie au sein de l’institut de recherche de Geisenheim, elle a été Présidente de la Commission œnologie de l’OIV et était depuis 3 ans vice-présidente de l’OIV élue par le Comité scientifique et technique.
Dans ses nouvelles fonctions, Monika Christmann sera entourée d’un nouveau bureau puisque l’Assemblée Générale a également élu comme :
Président de la Commission Viticulture : Benjamin Bois (France)
Président de la Commission Œnologie : Luigi Moio (Italie)
Président de la Commission Economie et Droit : Tony Battaglene (Australie)
Présidente de la Commission Sécurité et Santé : Nuria Garcia Tejedor (Espagne)
Président de la Sous-Commission des Méthodes d’Analyses : Ondrej Mikes (République Tchèque)
Président de la Sous-Commission Produits non fermentés et raisins : Luis Peres de Sousa (Portugal)

- La France redevient le 1er producteur mondial (46,2 Mhl), devant l’Italie qui connait une faible récolte (44,4 Mhl)
- L’Espagne retrouve un niveau moyen de production (37 Mhl) après une année record en 2013
- Bon niveau de production aux Etats-Unis (22,5 Mhl) pour la 3ème année consécutive
- Recul sensible de la production au Chili (10 Mhl) et dans plusieurs pays d’Europe de l’Est
- Record de production en Nouvelle Zélande (3,2 Mhl) et forte progression en Allemagne (9,7 Mhl)

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue au siège de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin, le directeur général de l’OIV, Jean-Marie Aurand, a présenté les premiers éléments d’information sur la production viticole mondiale en 2014.
Avec une diminution de 6% par rapport à l’année précédente, la production mondiale de vin en 2014 retrouve un niveau moyen, mais avec des évolutions contrastées. L’année a été marquée par de forts aléas climatiques qui sont à l’origine de ces évolutions, notamment en Europe.
M. Aurand a précisé que les données 2013 ont été révisées à la hausse (287,6 Mhl) en raison de la vinification des moûts de raisins mis en réserve notamment en Italie et en Espagne.

A quelques semaines de l’ouverture du Congrès Mondial de la Vigne et du Vin que se tiendra à Mendoza en Argentine (9-14 novembre 2014), le directeur général de l’OIV a également souligné la consolidation de consommation mondiale estimée, à ce stade, à 243Mhl.


Cette loi complète le chapitre V du titre VI du livre VI du code rural et de la pêche maritime par un article L. 665-6 ainsi rédigé :
« Art. L. 665-6. - Le vin, produit de la vigne, les terroirs viticoles ainsi que les cidres et poirés, les boissons spiritueuses et les bières issus des traditions locales font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager protégé de la France. »
Après l’Uruguay ou l’Argentine qui ont reconnu le vin comme « boisson nationale », la France reconnait ainsi une protection particulière au vin et aux terroirs viticoles en les intégrant dans le patrimoine culturel, gastronomique et paysager du pays. Il faut rappeler que la gastronomie française est inscrite depuis 2010 par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, Il s’agit d’un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l’art du « bien manger » et du « bien boire ».
Créée en 2009, à l’initiative du ministère français de l’enseignement supérieur et de la recherche en fédérant de nombreux acteurs des universités et organismes de recherche, la Bibliothèque Scientifique Numérique (BSN) veille à ce que tout enseignant-chercheur, chercheur et étudiant dispose d’une information scientifique pertinente et d’outils les plus performants possibles. Cet appel à projets visait à favoriser la visibilité et la diffusion en libre accès dans un environnement numérique de corpus documentaires présentant un intérêt majeur pour la recherche.
En collaboration avec l’OIV, ce projet a été porté par l’Université de Bourgogne et le Centre national de la recherche scientifique agissant pour le compte de la Maison des Sciences de l’Homme (MSH) de Dijon qui dispose d’une plateforme Archives-Documentation-Numérisation (ADN) qui est l’une des seules en France à assurer la chaîne de traitement des données dans sa globalité.
En présence de M. Francis Aubert, Directeur de la MSH de Dijon et de M. Yann Juban, Adjoint au Directeur Général de l’OIV, le premier comité de pilotage s’est réuni à Dijon afin que les partenaires et prestataires du projet puissent échanger sur les différentes étapes qui devraient permettre la mise en ligne de la collection d’ici 18 mois en juin 2016. La phase technique de numérisation est déjà en cours avec près de 30% des textes traités. La réflexion va se poursuivre sur les outils d’indexation et de catalogage afin « d’assurer un outil interdisciplinaire de recherche destiné tant à la communauté scientifique qu’aux professionnels de la vigne et du vin ou au grand public. » ainsi que l’a défini le Professeur Laurent Gautier qui a pris en charge le responsabilité du projet.
Ce partenariat complète la nouvelle politique de publication scientifique numérique mise en place par l’OIV qui a été présentée par le Directeur Général de l’OIV, lors de l’Assemblée Générale de l’OIV. Les publications scientifiques présentées au congrès sont désormais disponibles en OPEN ACCES sur site Internet http://oiv.edpsciences.org/ et dans la revue Bio Web of Conferences. M. Jean-Marie Aurand, en indiquant que cela représentait l’équivalent en volume de 5 années du Bulletin, s’est félicité que « ces actions coordonnées de l’OIV puissent garantir une pérennité et une universalité de l’accès à l’information scientifique et technique vitivinicole internationale ».
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