OIV - 28/06/2012 - En qualité d’organisation intergouvernementale scientifique et technique de référence pour le secteur de la vigne et du vin, l’OIV se doit, parmi ses objectifs, de contribuer à l'harmonisation internationale des pratiques et normes existantes et, en tant que de besoin, à l'élaboration de normes internationales nouvelles, afin d'améliorer les conditions d’élaboration et de commercialisation des produits vitivinicoles, et à la prise en compte des intérêts des consommateurs.
A cette fin, l’Assemblée générale de l’OIV qui s’est tenue dans la ville turque d’Izmir le 22 juin 2012 a adopté à l’unanimité quatre résolutions qui répondent à la fois aux attentes du secteur vitivinicole et à la demande croissante des consommateurs pour des boissons vinicoles moins alcoolisées ou directement sans-alcool.
Les résolutions OIV-ECO 432-2012 et OIV-ECO 433-2012 mettent à jour le Code International des Pratiques Œnologiques avec l’introduction de deux nouvelles définitions “boisson obtenue par désalcoolisation du vin” et “boisson obtenue par désalcoolisation partielle du vin”.
Les résolutions OIV-OENO 394A-2012 et OIV-OENO 394B-2012, précisent par ailleurs les techniques séparatives qui peuvent être utilisées soit pour désalcooliser les vins, soit pour corriger la teneur en alcool des vins.
Correction de la teneur en alcool vs désalcoolisation
Grace à l’adoption des résolutions OIV-OENO 394A-2012 et OIV-OENO 394B-2012, les Etats membres de l’OIV ont précisé les conditions pour réduire la teneur en alcool des vins, en distinguant d’une part, la correction de la teneur en alcool et d’autre part, la désalcoolisation des vins.
La correction de la teneur en alcool des vins, qui consiste à réduire une teneur excessive éventuelle d’éthanol du vin afin d’en améliorer l’équilibre gustatif est admise avec une réduction maximale de 20%. Les produits obtenus par cette pratique doivent demeurer conformes à la définition du vin, et en particulier conserver le titre alcoométrique minimal du vin, s’ils sont destinés à être présentés ainsi.
Autrement, si la teneur en alcool du vin est réduite de plus de 20%, cela devient un processus de désalcoolisation, ce qui signifie l’élimination d’une partie ou de la presque totalité de l’éthanol du vin afin d’obtenir des produits vitivinicoles possédant une teneur en alcool faible ou réduite.
Cette pratique est également admise, mais le produit qui en résulte ne peut pas être présenté comme du vin, puisqu’il ne respectera pas la définition établie du vin.
Les techniques séparatives qui peuvent être utilisées pour atteindre ces objectifs sont l’évaporation partielle sous vide, les techniques membranaires et la distillation.
Définition des produits
Grace à l’adoption des résolutions OIV-ECO 432-2012 et OIV-ECO 433-2012, les Etats membres de l’OIV ont mis à jour le Code International des Pratiques Œnologiques avec l’introduction de deux nouvelles définitions :
- “boisson obtenue par désalcoolisation partielle du vin” pour les produits avec un TAV compris entre le minimum requis pour les vins et 0,5 % vol.
- “boisson obtenue par désalcoolisation du vin” pour les produits avec un TAV inférieur à 0,5 % vol.
L’OIV travaille actuellement sur l’élaboration de définitions pour les produits qui ne sont pas concernés par les définitions ci-dessus, et plus particulièrement pour les vins qui ont subi une réduction de la teneur en alcool de plus de 20% mais qui respectent toujours le titre alcoométrique volumique minimal des vins et vins spéciaux.
Le Code International des Pratiques Œnologiques
Le Code International des Pratiques Œnologiques constitue un document de référence technique et juridique, visant à une normalisation des produits du secteur vitivinicole, qui doit servir de base à l'établissement des réglementations nationales ou supra-nationales et s'imposer dans les échanges internationaux.
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