OIV - 21/10/2011 - L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de publier ses avis scientifiques pour la caséine, l'ovalbumine et le lysozyme concernant les effets allergéniques en tant qu'auxiliaires technologiques de clarification dans les vins.
Les conséquences réglementaire vont potentiellement se traduire par le rejet des demandes de dérogation en ce qui concerne leur mention obligatoire dans l'étiquetage des vins utilisant la caséine, l'ovalbumine et le lysozyme comme auxiliaires technologiques de clarification.
Les importants travaux que certaines institutions scientifiques d’Etats-membres ont conduit, au sein de la « Task Force Allergènes » de l’OIV, sur le risque potentiel allergénique de la caséine, de l’ovalbumine et du lysozyme, avait permis dans un premier temps le report, par la Commission Européenne, de la date limite d’étiquetage, fixée préalablement au 30 décembre 2010, au 30 juin 2012 dans l’attente des évaluations scientifiques de l’EFSA sur les dossiers soumis.
Le Panel considère que bien que la sensibilité et la performance des méthodes utilisées pour la détection d'ovalbumine dans le vin sont améliorées par rapport à la précédente demande, les études fournies par le requérant ne fournissent pas d'informations suffisantes sur les niveaux de l'ovalbumine résiduelle ou d’autres allergènes d'œuf or de caséines qui peuvent être trouvés dans les vins commerciaux traités avec de l'ovalbumine/blanc d'œuf ou de la caséine selon les conditions d'utilisation proposées.
Par ailleurs, dans ces avis, le Panel de l’EFSA indique que les quantités recommandées d'ovalbumine/blanc d'œuf ou de caséine ajoutées au vin comme agent de collage, ainsi que le processus de fabrication et les étapes recommandées pour diminuer les allergènes résiduels dans le vin, sont très variables. Le Panel souligne également le manque de standardisation du processus de fabrication du vin.
Cependant, il est important de souligner que la différence entre les procédés d’élaboration du vin est une des spécificités du secteur vitivinicole afin d’offrir une large gamme de produits aux consommateurs.
Le Panel conclut, du fait également qu'aucune nouvelle donnée clinique a été fournies dans la présente demande, que les vins clarifiés avec de l’ovalbumine/blancs d’œuf ou de la caséine peuvent déclencher des réactions indésirables chez des individus sensibles dans les conditions d'utilisation proposées.
Par ailleurs, l'EFSA a publié, dans le même temps, l'avis scientifique liés à une notification soumis par l’association internationale « Œnoppia » sur le lysozyme. Le Panel conclut que les vins traités avec le lysozyme peuvent déclencher des réactions indésirables allergiques chez les individus sensibles dans les conditions d'utilisation proposées par le demandeur"
Le rejet envisagé de cette demande de dérogation permettra l’autorisation de commercialisation, sans mention spécifique, jusqu’à épuisement des stocks, des vins, mis sur le marché ou étiquetés avant le 30 juin 2012. Au-delà de cette date les vins traités avec la caséine, l'ovalbumine ou le lysozyme devront faire l’objet d’un étiquetage spécifique, en application des dispositions du règlement Européen (UE) No 1266/2010 de la Commission du 22 décembre 2010 qui modifie la directive 2007/68/CE en ce qui concerne les obligations en matière d’étiquetage applicables aux vins.
Téléchargez l’avis de l’EFSA sur Ovalbumine [EN]
Téléchargez l’avis de l’EFSA sur Caseine [EN]
Téléchargez l’avis de l’EFSA sur Lysozyme [EN]
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